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Mario Chiarapini, Frère du District d’Italie et Directeur du Bureau de la Famille Charismatique lasallienne, nous fait part de son amour pour la musique, qu’il a découverte dans son enfance, et nous parle en même temps de son livre La Colline raconte ( » Vuelve sobre tus pasos  » traduit en espagnol), ainsi que de la composition musicale Sulla collina di Parmenie ( » Sur colline de Parménie « ). « Je suis né le jour de la fête de Sainte-Cécile, la patronne de la musique, et j’ai donc bénéficié d’une bénédiction particulière », dit-il en souriant. « Lorsque j’étais encore à l’école primaire, j’allais parfois à l’église pour jouer de l’orgue.

Ce n’est qu’après être entré au postulat des Frères à Albano Laziale que le Frère Mario a commencé à étudier l’orgue véritablement. « Une fois adulte, le Frère Nicolino Sicignano, un grand Frère qui avait fréquenté le Conservatoire avec d’excellents professeurs, m’a initié à l’harmonie et à la composition. « Cette expérience a été suivie par l’étude de la musique sacrée avec Monseigneur Miserachs, qui est toujours un virtuose dans la Basilique de Sainte Marie Majeure.

« Parmi les nombreuses compositions que j’ai écrites, Sulla collina di Parmenie (Sur la colline de Parménie), a été écrite en même temps que le livre La colline raconte ( » Vuelve sobre tus pasos  » dans la version espagnole), une biographie un peu particulière, dirais-je, sur la vie de Saint Jean-Baptiste de La Salle « , poursuit le Frère Mario. « Dans le livre, en effet, j’imagine un journaliste d’aujourd’hui remontant le temps, à l’époque où vécut le Fondateur (XVII° -XVIII°), pour réaliser des interviews improbables, jusqu’à la chaire où le Fondateur enseigna à Grenoble pendant quelques mois, ainsi qu’à la grand-mère de saint Jean-Baptiste de La Salle « . Des entretiens improbables, certes, mais tous fiables car liés à l’histoire et à la vie de La Salle.

Le livre en question, La Colline raconte, « a été bien accueilli ». « Traduit en français par le Frère Léon Lauraire, poursuit le Frère Mario, il en est à sa deuxième réimpression. La traduction espagnole, quant à elle, a été réalisée par le Frère William Duque de l’Université De La Salle à Bogota. La traduction anglaise n’est pas encore achevée.

« Personnellement, le trouble intérieur vécu par notre Fondateur en 1714 m’a beaucoup ému, et de là est née l’idée de la composition Sulla collina di Parmenie à travers laquelle j’essaie de revivre le drame du Saint quand il s’est retiré dans ce lieu très spécial « . Ce fut un moment dramatique dans la vie de La Salle, ce qu’on appelle la nuit obscure de l’âme, quand  » il n’entendait plus la voix de Dieu, ne comprenant pas ce que sa volonté lui demandait de faire « , raconte le Frère Mario ;  » il ressentait plutôt tant de difficultés, qu’il pensait être la cause de celles dont souffrait le jeune Institut « .

Mais ensuite, « grâce à des moments de prière dans la solitude, mais aussi grâce à l’arrivée de la lettre des Frères de Paris lui demandant de revenir parmi eux, au nom de son vœu d’obéissance, le Fondateur redécouvrit la volonté de Dieu ». »Le livre et la composition musicale progressent à l’unisson », révèle Frère Mario, « il y a deux moments importants dans la musique. Dans la première partie, nous voulons revivre le drame, c’est pourquoi elle est écrite dans une tonalité mineure. La deuxième partie est en tonalité majeure parce que nous y voyons à nouveau la lumière et la volonté de Dieu ». Le Frère Mario a visité personnellement Parménie à deux reprises et, à chaque fois, il a eu l’impression de revivre le drame du Fondateur. « Je suis amoureux de Saint Jean-Baptiste de La Salle et de son charisme, et je crois qu’il faut le redécouvrir dans une perspective contemporaine pour l’apprécier encore plus « , conclut le Frère Mario.

Nous vous invitons à découvrir dans LaSalleOrg Stories la vie et les travaux récents du Frère Mario Chiarapini.